22/10/2007

Fête de quartier

Une fête de quartier, qu’est-ce que c’est ?

Si l’on en croit le dictionnaire, une fête c’est :

1. une solennité religieuse ou civile, en commémoration d’un fait important (euh... Non). Exemple : Fête nationale : fête officielle de la nation toute entière (Nan, toujours pas ! A moins que… Les grèves ça compte ?!)

2. un ensemble de réjouissances organisées par une collectivité ou un particulier (ça y est nous y sommes ! Notez qu’on parle de réjouissances…)

Bon y avait aussi « Ca va être sa fête » mais je vous épargne la définition, on sait tous ce que ça veut dire…

Passons au mot quartier, qu’est-ce qu’il veut-il donc bien dire ?!

Quartier donc :

1. portion de quelque chose divisé en quatre parties (hum, non !)

2. à 8. rien à voir

9. pas de quartier ! Rien à voir non plus mais j’aime bien l’idée !!

10. division administrative d’une ville (euh… On chauffe !)

11. partie d’une ville ayant une certaine unité (voui alors là je veux bien croire qu’avant c’était vrai mais le Petit Larousse ferait bien d’aller visiter certains quartiers de ma connaissance histoire d’éprouver l’unité !!!)

12. espace qui environne immédiatement dans une ville le lieu où l’on se trouve, et en particulier le lieu d’habitation (arf voilà)

Donc si on résume, une fête de quartier est un évènement convivial à l’échelle d’une partie de la ville ayant une certaine unité (enfin là faut pas rêver à part peut-être à Montmartre) déterminée par le lieu d’habitation !!!

Donc logiquement, on peut penser qu’un tel événement s’adresse aux habitants du quartier choisi (vous me suivez toujours ?) et du coup il semblerait cohérent qu’on les sonde ces braves gens, ne serait-ce que pour savoir déjà, si une fête de quartier ça les branche ou pas( !!). Et pis même qu’on pourrait les associer un peu à l’organisation, en tout cas les plus motivés (si si j’vous jure l’habitant a un libre-arbitre, des envies, des motivations, des idées… C’est pas qu’un « immigré » ignorant et oisif, n’en déplaise à certains !!! Mais là je m'enflamme...)

Tout ça pour dire que ce genre d’événements ne peut exister et avoir du sens pour la population que si cette dernière est concertée et associée, sans quoi elle ne se sent pas concernée 2 secondes (z'avez vu la pro qui parle?!).

Oui mais ça, c’est compter sans notre amie Kiki la Cocotte (si si « Les volailles sont nos amies, ils faut les aimer aussi… »), ses préjugés et son savoir-faire bulldozer !!!

Parce que Kiki la Cocotte elle rigole pas (et non!!). Tous les ans elle organise une fête de quartier (parce que c’est la seule chose qu’elle sait faire en matière de dynamisation de vie de quartier et que ça fait bien de faire des trucs pour –avec- ces pôôôôvres gens, que personnes i’ les occupe !!) et tous les ans, elle décide de tout , en concertation avec elle-même. Mais attention hein, elle le fait de manière démocratique ! Elle réunit tous les acteurs de terrain autour d’une table (histoire qu’ils se sentent touts impliqués et importants –pa’ce qu’ils bossent quand même là depuis longtemps pour certains ; bien avant l’ère de Kiki la Cocotte !!!), s’étonne de ne voir aucun habitant (en même temps si tu les invites pas i’ risquent pas de venir ! Ah c’était ça l’idée ?!) et leur demande de faire des propositions d’animation en direction des adultes (oui pa’ce que les enfants i’ sont pas trop durs à mobiliser voyez-vous. Y a tellement pas de place chez eux que de toutes façons i’ sont dehors…). Elle feint d’écouter chaque idée avec attention (même qu’elle prend des notes histoire d’être crédible !) et une fois le tour de table terminé, elle avance ses propositions à elle, avant d’acter que finalement ses idées sont les meilleures et qu’il va falloir les mettre en œuvre et hop et que ça saute !!! Merci m’sieurs-dames (oups… Là je me suis laissée aller à rêver…)

Nous voici donc partis, cette année encore, sur une fête de quartier du cru Kiki. Pire, nous nous retrouvons à 4 pauvres malheureux stands de merde (merci la grève) dans une salle grande comme 2 cours de tennis !! Jamais on ne remplira, c’est pas possible. Surtout que les habitants, cœurs de cible de nos actions, n’y mettent jamais les pieds. Vous iriez vous, vous mélanger à des gens qui ne parlent pas comme vous et vous regardent avec des airs pétris de condescendance histoire de vous intégrer (comme si vous ne l’étiez pas déjà !) en ayant pour seul objectif de vous sauver de vous-même ?! Moi non. Sauf que là j’étais obligée. Bref j'étais à 2 doigts de proposer Sirtaki ou autre Madison pour occuper un peu  l'espace,  quand bon gré mal gré la salle a commencé à se remplir un peu.

C'est alors que nous l'avons vue... Surgie de nulle part  Kiki la Cocotte venait se livrer à son occupation favorite : inspecter les travaux finis!! Après avoir effectué un tour de basse-cour très remarqué (voui elle était habillée sportsewear dis donc!), elle s’arrête d'un coup, une patte en l’air (enfin j'aurais bien aimé) le jabot frémissant de hargne : mon Dieu !! Il manque 2 associations à l’appel (comment ça ils n’ont pas détourné un RER ou pris en otage un taxi pour venir à sa fête ?!!). Et verte de rage de lâcher haut et fort : « En fait il ne manque plus que TF1 ou France 2. S’ils étaient là, Theater et les rappeurs roumains auraient sûrement trouvé un moyen d’être présents !!! » et se tournant vers moi perfide :

« Merci d’être venue LoLaLoLa, comment avez-vous fait pour arriver jusqu’à nous ? » (comprendre : jeudi et vendredi tu pouvais pas venir et là ça n’a pas posé plus de problème que ça ?!! Gros plan sur la canine aiguisée qui sort ostensiblement à ce moment précis de sa petite bouche… Comment ça une poule ça n’a pas de dents ?!! Ben Kiki elle, en a un dentier complet !).

Moi (sans me dégonfler) : « Ben j’ai fait du stop, j’ai mis 2h30 à arriver mais je suis là ! ».

Silence rageur.

Je vaque quelques temps encore quand au milieu d’une conversation avec Mon Doudou (collègue cher à mon cœur) et la Belluci (médiatrice de son état), qui qu’on voit arriver dans tous ses états ?! Allez, qui qui donc ?!

Kiki la Cocotte!! (Z'avez vu le suspens insoutenable?!)

(D’un air qu’elle veut détaché mais qui transpire l’angoisse) : « Vous devinerez jamais Mon Doudou la dernière nouvelle !!! »

Mon Doudou (détaché pour de vrai  un rien amusé) : « Qu’est-ce qui vous arrivent Kiki ? »

Kiki la Cocotte (complètement affolée) : « I’ m’ont crevé mes 4 pneus ! »

(YEEEEEESSS!!!!! )

Moi (un brin railleuse, juste un brin) : "Oh je suis déçue, i'z'auraient pu vous tagger la voiture en plus... Et p't'êt bien vous casser les vitres et lacérer les sièges tant qu'i'z'y étaient!!! 4 pneus c'est petit. Ni fait ni à faire!"

Bon en vrai, j’ai pris l’air le plus affligé possible (et c’était pas facile vu que j’étais à 2 doigts de pleurer de rire) réprimant à grand peine le sourire ironique que je réserve aux occasions de ce genre et qui ne quitte quasiment jamais mon visage.

Alors toi qui a perdu la foi, toi qui n’a plus d’espoir, toi qui subis une Kiki la Cocotte chez toi, au boulot ou dans ton cercle d’amis (pas très bien choisis tes amis  si c’est le cas ! Enfin moi c’que j’en dis…), ne désespère pas ! Un jour viendra ou à elle aussi on lui fera les 4 pneus !!!

Alleluia.

(Merci de bien vouloir observer une petite minute de silence pour ce collectif à l’origine de l’initiative. Chapeau bas messieurs. Frapper un jour de grève des transports, je dis bravo !)

12/10/2007

Le mot du jour revient à...

Sophie la Girafe (petit indice : elle est la femme d'un homme de notoriété publique et occupe une place importante à la mairie).

Au raku (prononcer "rakou" souvenez-vous) toujours.

Elle, petit pantalon bleu marine, pull assorti (col V biensûr, comme il sied aux personnes de son rang quand elles décident de s'habiller sportsewear!) et chemisier bien blanc. Moi, jean, pull informe et docs. On n'a rien en commun.

Elle me voit, s'approche et me serrant la main, cherche un sujet de conversation (pourquoi moi?!!!), quand soudain, prenant son air le plus détendu et l'accent le plus sympathique possible, elle me claironne: "Alors comment ça se passe le rakuuuu" (éclat de rire en mon fort intérieur. Ben le rakuuuuuuuu j'en ai ras-le-cul!)

Euh... Comment te dire? Je sais pas, alors je te le dis pas!!!

La boulette...

Dans la famille : « Oups ça m’a échappé et maintenant tout le monde sait ce que je pense » (enfin on se doutait mais là on a confirmation !) je voudrais : Kiki la Cocotte !!!

Bonne pioche !

Alors ce midi c’était Raku (prononcer « Rakou »). L’idée, c’est de rassembler les professionnels de terrain (oui oui les mêmes qu’ont du mal à travailler ensembles) autour d’un événement festif (« You know what ? I am happy ! ») : le Raku.

« Mais qu’est-ce que c’est-il donc que le raku ? » Vous demandez-vous sûrement (si si vous vous demandez, parce que ça me fait plaisir de vous expliquer de toutes façons).

Bah pour faire simple, c’est une technique de cuisson de la céramique (pour les manuels comme moi c’est un vrai bonheur ! Non seulement faut choisir entre plusieurs vide-poches et autres minis bols inexploitables dans la vraie vie, mais en plus on nous explique qu’il faut les peindre pour les rendre encore plus beaux. Et attention hein, t’as pas intérêt à dépasser sinon la dame du raku elle n’hésite pas à t’engueuler !!). Donc une fois nos curieux objet vaguement décorés à la hauteur de nos possibilités (inutile de dire que les miennes sont très très limitées), on met le tout dans une espèce de grand four (que même par –40°C dehors t’as chaud si tu te tiens à côté) et on croise les doigts pour que nos productions pètent à la cuisson histoire de ne pas avoir à les revendiquer à la sortie. Des fois y a des trucs tellement laids, qu’on fait exprès de pas les reconnaître, l’air détaché (limite tu sifflotes si tu sais faire) les yeux dans le vague, ou très très absorbé par une conversation dont tu sais même plus trop bien de quoi qu’elle cause et que tu t’en fous parce que tout ce qui compte c’est de pas regarder en direction du tas d’objets sans propriétaires, de peur qu’on reconnaisse celui qui t’appartient !!!

Bref, cette dans cette bonne ambiance bien festive (ou après t’être fait engueuler parce que tu débordais tu te fais engueuler parce que tu reconnais pas ton bibelot) que Kiki la Cocotte a dérapé.

Comme à son habitude elle déambulait crânement au milieu de ce qu’elle considère être sa cour (elle est pleine d’illusions Kiki la Cocotte, elle me fait de la peine parfois. Mais ça dure jamais longtemps !) quand elle a aperçu Pimpinone (gestionnaire d’une étrange association de rappeurs roumains –si si ça existe- laid et acariâtre à souhait, qui lui fait le plus grand effet. J’te jure elle ferait presque la roue quand elle le voit !).

Pimpinone (entre 2 bises) : « Bonyour Kiki, tou va bien ?! Ma tou as l’air en forme»

Kiki la Cocotte (le rouge aux joues) : « Hi hi hi » (y a des fois où elle a du mal à aligner deux mots Kiki la Cocotte)

Pimpinone (regardant autour de lui) : « Ma y en a pas des habitants ?! »

Kiki la Cocotte (comme une évidence sur le ton de la confidence) : « Mais non Pimpinone, on est entre nous. Y a pas d’immigrés »

 Silence de mort dans l’assemblée. 

Kiki la Cocotte (tentant de se rattraper tant bien que mal) : « Euh… Enfin j’veux dire, de gens du quartier, enfin des habitants quoi »

Moi, j’étais à deux doigts de lui faire une standing ovation.

Pour toi Kiki : Clap Clap Clap

09/10/2007

Et la phrase du jour…

Revient à Djembé pour son extraordinaire et courageux : « Il faut des hommes pour travailler avec les hommes ».

Consternation des 9 femmes que nous étions autour de la table…

Les phallocrates en rêvaient, Djembé l'a fait!!!!

La réunion

Et oui, au pays du social il est une tradition entre toutes : on se réunit.

On se réunit pour voir comment travailler ensembles (même si on n’a pas envie, paraît que c’est mieux, c’est Kiki la Cocotte qui le dit, et comme c’est elle qui distribue les sous, ben tout le monde est au garde-à-vous) ; on se réunit pour faire le point (et là tout le monde veut avoir raison, pa’ce que c’est très dur pour l’intervenant social d’admettre qu’il ne sait pas faire ou qu’il n’y arrive pas, ‘l’a pas appris ça lui dans sa formation !! Nan, lui au départ, il pensait qu’il sauverait le monde. Si si !!) et on se réunit pour se connaître les uns les autres aussi (pa’ce que le collègue l’est pas forcément méchant, même que lui aussi des fois i’ y' arrive pas, et pis avec un peu de chance, ben i’ s’occupe pas des mêmes gens alors au fond il empiète pas sur mon territoire…).

Bref ce matin nous étions tous réunis pour une séance de : "connais–moi et peut-être que t’auras p’us peur de moi", ambiance : "renifle-moi le derrière je t’en prie et peut-être que je ne te ferai pas pipi au bas du pantalon…" Peut-être.

Autour de la table : Kiki la Cocotte à la présidence, petite et grasse, la bouclette frétillante, les papattes qui touchent à peine le sol lorsqu’elle est assise, son gros derrière posé sur le service tout entier. Attention à ceux qui refuseraient de se laisser couver !!! Pour compenser son manque de hauteur, qui entrave grandement ses ambitions démesurées (« Un jour je serai maître du monde, que dis-je, de l’univers !!! ») elle exhibe toujours des bijoux énormes et hideux qui doivent lui donner le sentiment d’une certaine cool attitude dont elle est bien évidemment dépourvue.

A sa droite, Nif-Nif, Naf-Naf et Nouf-Nouf, les 3 petits cochons, fraîchement recrutés (par mes soins, mon Dieu j’ai honte !) et déjà Tous-Puissants. Font partie de cette catégorie de personnes qui, face à la difficulté, préfèrent accuser les autres de leurs manques plutôt que de se remettre en question (en résumé sont parfaits pour le social : un petit côté « sauveur de l’univers », tout vu tout, fait, oui mais c’est quand on n’était pas là, alors forcément là maintenant on se rend pas bien compte !!!). Mais prenons le temps de les passer en revue...

Tout d’abord Nif-Nif, la tête pensante (enfin 2 neurones qui fonctionnent à tour de rôle et qui une fois de temps en temps provoquent une étincelle qu’il cherche à faire passer pour une idée). 1m20 tout au plus, la démarche chaloupée qu’on se demande ce qui le fait tanguer de la sorte, un derrière large et plat comme celui d’un éléphant. Parle tout bas et reste convaincu qu’à son âge (36 ans), il sait déjà tout.

Naf-Naf, elle, est l’archétype de la néo-baba tendance bobo qui s’est senti le besoin irrépressible d’aller sauver les péruviens (qui lui avaient rien demandé!) quand elle était à la fac, parce que le rythme était trop soutenu pour elle et qu’elle avait besoin de souffler (on aura tout vu !! Y en a vraiment qui ont les moyens  moi je vous le dis !!!). Arrivée après les 2 autres, elle suit aveuglément Nif-Nif et ne réfléchit jamais par elle-même (t’es dingue ?! Alors que lui il a 2 neurones spécialement faits pour ça ?!!).

Quant à Nouf-Nouf, ah… Nouf-Nouf… Blonde évaporée, elle a la vivacité du veau mort-né (ça se voit dans oeil!). Plus soucieuse de son propre intérêt que de celui de quiconque, elle a les dents longues mais elles ne lui serviront -hélàs- qu’à rayer le parquet parce qu’elle n’a pas les moyens de ses ambitions.

A eux trois, ils sont censés aider des jeunes à acquérir autonomie et libre-arbitre. Rien que des trucs qu’ils n’ont pas intégrés eux-mêmes !!!

En face de nos 3 amis tire-bouchonnés, la secrétaire -nan l’assistante ! Et ouais c’est comme les caissière qui sont maintenant hôtesses de caisse- de Kiki la Cocotte : la Dinde Choucroutée. Cache son atrophie intellectuelle derrière des blings blings à faire pâlir de jalousie P. Diddy lui-même. D’une incompétence rare, elle se pose en donneuse de leçons et est imbattable quand il s’agit de se décharger de son boulot !! C’est elle qui fait la pluie et le beau temps sur le service.

A la droite de notre amie la Dinde, Bubulle le poisson rouge. Secrétaire de la secrétaire (c’est un comble !) elle voue une espèce de culte la Dinde Choucroutée et est aussi terne et grise que l’autre est brillante et  « M’as-tu vue ».

Son également présents, El Bello, directeur d’école post soixante huitard (mon chouchou sur le quartier), toujours le mot qui controverse, que moi je pourrais écouter des heures sans moufeter, l’œil énamouré et la bave aux lèvres (si, si j’en suis là, slurp !!) ; El Macho, chef d’établissement grande gueule toujours prêt à imposer sa façon de penser, auto persuadé de sa propre persuasion, qui gère son bahut la main sur la braguette et aime bien que les autres aient du tempérament, surtout s’ils sont de son avis ; Djembé, psychologue sur la R…, passe sont temps à dodeliner de la tête en nous expliquant qu’à moins d’être une homme, noir ou maghrébin, musulman qui plus est, on ne peut pas travailler avec la population à laquelle s’adressent nos actions (oui sauf que nous on est 80% de femmes de souche alors on fait quoi ? On se tire une balle tout de suite ou on baisse les yeux en murmurant « Oui maître » ?! Pas très observateur le psychologue…) ; Theater, comédien vaguement connu dans les années 80, recyclé dans le social, un enthousiaste convaincu que perso j’adore (c’est un ami) et qui sur ce genre de réunion, ne manque jamais de reformuler des lieux communs pour avoir l’impression d’apporter sa pierre à l’édifice (un jour promis, je lui expliquerai qu’il devrait éviter ce genre de choses !!) et Mme Alexandre, l’intervenante des services sociaux du département, brillante professionnelle à qui il ne faut pas en promettre.

Nous étions tous là donc, pour écouter mme Alexandre nous exposer ses missions et autres nouveautés de ses services.

Impressionnant le nombre de personnes qui ne prennent pas de notes (ils savent tous déjà de quoi qu'on cause ou quoi ?) !

Allez, question à 100 000$ : combien de milliers d’euros la Dinde Choucroutée porte-t-elle en bijoux sur elle ce matin ? Nan parce que ok c’est moche, mais putain ça doit valoir un œil !!!

C’est dingue que Mme Alexandre puisse faire une intervention aussi intéressante à des gens si peu intéressés.

 

Arf…Mais... Quelle est donc cette clameur larvée qui retentit soudain ? Le vent de la polémique se serait-il levé ? Mais oui !! Djembé vient de faire une découverte qu’il nous assène fièrement : « Ce sont les 10-13 ans qui sont en danger ». Ah bah ça fait juste 10 ans que certains le disent sans être entendus ! (Faut être psy pour être crédible ici ? Ou juste grand et black –Kiki la Cocotte elle aime bien, ça la valorise. Enfin c’est ce qu’elle croit parce qu’en réalité elle a le sex-appeal d’une huître- ?). Allez, un grand merci à El Macho (qui raconte pas que des conneries), de dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas : « J’ai l’impression qu’on découvre des choses qui existent déjà ! » lâche-t-il exaspéré (tu m’étonnes) « Rien de nouveau, juste une continuité. » Et ouais, voilà c’est dit, clap clap clap, applaudissements en mon fort intérieur.

Tiens, mais Kiki la Cocotte (qu’est pas la star là maintenant tout de suite vu qu’El Macho s’est fait plein d’amis avec sa remarque percutante) s’agite, on sent qu’elle voudrait s’exprimer mais qu’elle arrive pas à se faire entendre, attention… Elle bat des papattes dans le vide… Clac, elle vient de donner un coup énergique sur la table et pour dire quoi (?!) : « C’est pas la peine d’essayer de se cacher derrière son petit doigt ! » (mdr, de toutes façons vu son gabarit, aucune chance pour elle d’y arriver !).

Silence soudain dans la salle, regards médusés braqués sur elle, certaines mâchoires en tombent. Je pouffe, elle me fusille du regard. Mme Alexandre qui avait perdu la parole en profite pour reprendre le fil de son exposé (l’est forte la dame, ne lâche jamais l’objectif des yeux…). Nouf-Nouf s’ennuie. Elle devrait prendre des notes ça l’occuperait, et même qu’elle pourrait apprendre des choses à l’insu de son plein gré si elle avait un peu d’humilité !! D’« Hu » quoi ?! Nan fait pas humide, pourquoi qu’è’me cause d’humidité la dame ?! Nan t’as raison elle est blonde, aucune chance.  

Et tiens, voilà qu'on s’agite aux quatre coins de la salle… Mais qu’est-ce qu’il se passe-t-il encore ? Ah bah il est midi. Périclitation générale. Les 3 petits cochons s’en vont, z’ont du travail eux m’sieurs dames (comprendre : « Vous autres pôvres mortels, n’avez aucune idée de ce que c’est qu’être indispensables ») !!! Ah mais non, j’avais pas vu, Nif-Nif et Naf-Naf ont mandaté la blonde évaporée pour leur rapporter la fin de la réunion !!! Ça risque d’être court vu le peu de notes qu’elle prend !! C’est peut-être ça l’idée en fait : laisser celle qui en rapportera le moins pour être sûr de ne pas retenir grand chose !!!

Je tourne la tête et je me rends compte que la salle est presque vide, Kiki la Cocotte écarlate de rage (« Comment ça les gens s’en vont alors que j’ai pas dit que c’était fini ?! ») est obligée de taper du crayon sur la table pour rappeler à l’ordre les mauvais élèves que nous sommes (son petit côté psychorigide).

Nous nous taisons mais continuons à ranger nos affaires. Parce que ça fait 2h qu’on est là et qu’encore une fois, alors que certains s'écoutaient théoriser, des mômes moisissaient en prison !!!

 

05/10/2007

Comment mon boulot et moi on s’est quittés…

Ca y est, la rupture est consommée !!!

Mercredi matin, Kiki la Cocotte, grande petite chef de service ventripotente et hystérique, me convoquait dans son bureau (elle, elle dit qu’elle invite, mais on sent bien au fond, que si on dit qu’on peut pas et ben on finira quand même en face d’elle de l’autre côté du bureau).

Arrivée derrière la porte j’inspire profondément, m’enjoignant intérieurement de garder mon calme quoi qu’il arrive. J’entre. Et là, première surprise, Kiki la Cocotte m’accueille tout sourire et me propose un café !

Ca sent le traquenard mais je m’en fous, me reste 124 jours avant la fin de mon contrat et je sais déjà comment ça va se passer. Enfin, presque.

Je m’assoie et attends patiemment qu’elle commence par son sempiternel : « Ca ne va pas du tout !! », la couvant d’un regard à peu près aussi vif que celui d’un veau mort-né.

Kiki la Cocotte (essayant désespérément d’avoir l’air embarrassé) : « LoLaLoLa… Il fallait que je vous parle… » (oui mais si tu pouvais éviter de me tenir la jambe trop longtemps j’apprécierais) « Je ne voulais pas que les choses en arrivent là mais… On ne peut pas continuer comme ça… » (purée me voilà coincée dans une scène des Feux de l’Amour et j’ai même pas mes supers boucles d’oreilles en strass qu’on dirait des lustres tellement elles brillent, pour éblouir les téléspectateurs !!!))

Moi (façon « première de la classe » attentive et concernée un rien encourageante) ! : « Ouuuui… »

Kiki la Cocotte (contenant à peine sa joie) : « Rassurez-vous » (j’suis pas inquiète) « Vous irez au bout de votre contrat, j’ai insisté pour ça, parce que le DGS voulait vous licencier vous savez hein ?! » (oh mon Dieu, elle est en train de me dire que grâce à elle je vais devoir tirer péniblement les 6 mois qu’il me reste à faire. Quelle truffe !) « Enfin, eux ils veulent vous prévenir seulement en Décembre mais moi parce que je vous considère je vous le dis maintenant hein ! » (bah voilà qu’elle me considère maintenant ! C’est tout récent, c’est arrivé quand, pa’ce que j’étais pas au courant moi ?!) « Enfin voilà, la mairie ne reconduira pas votre contrat ! »

Moi (un sourire impossible à réprimer aux lèvres) : « Ah bah c’est une bonne nouvelle !! Nan parce que je comptais pas le renouveler de toutes façons. Je ne suis pas idiote » (même si t’en as l’air persuadée) « Et je comptais vous en parler prochainement » (enfin prochainement dans 6 mois !!)

Kiki la Cocotte (soulagée mais un brin agacée quand même -s’attendait peut-être à me voir pleurer ?!) : «  Mais je vais vous donner pour les quelques mois qui restent une mission valorisante..." (suspens insoutenable que t’entendrais presque une mouche voler si y en avais une)

Moi : "??"

Kiki la Cocotte (pas peu fière de sa trouvaille) : "L'élaboration de l'évaluation du C... et de la R..."

Moi (classe) : « Merci »

Kiki la Cocotte (un peu inquiète quand même parce que je suis trop calme, que je m’en cogne complet et que ça se voit) : « Mais vous êtes soulagée au moins ? » (à mort !!)

Moi (façon Laura Ingalls dans « La petite maison dans la prairie ») : « Oh ça oui alors ! »

Kiki la Cocotte (dans un gloussement satisfait) : « Sachez que je ne vous déconsidère pas, on se voit donc mardi ?! » (putain si tôt ?!)

Moi (réprimant mon envie de sabrer le champagne et d’exécuter moult figures acrobatiques pour manifester ma joie débordante) : « Oui à mardi »

Et c'est comme ça que mon boulot et moi on s'est quittés. D'un commun accord. Sans heurts ni pleurs. Et comme j’suis quelqu'un de bien, ben je me suis abstenue de lui faire remarquer qu'elle était la seule à croire ce qu'elle racontait. Parce qu'il y a des vérités qu'il vaut mieux taire, pour ne pas blesser...

Et puis surtout pour pouvoir l'observer de plus près, l'air de rien, ces 6 prochains mois!!

Nouvelle mission, nouveau combat : "Un nid de cons passé au crible sur le blog de LoLaLoLa"!!! 

Allez, un petit dernier pour la route!!

De passage sur le blog de misschris la semaine dernière, j'y ai pompé un nouveau test histoire de me connaître mieux personnellement moi-même à l'intérieur... Et ça donne ça :

 

Si j'étais... 

Un objet : un joli stylo plume pour écrire de longues et belles lettres (et ouais  mon petit côté 19ème siècle…)

Une saison : l’été (tous nus et tous bronzés…)

Un plat : un sushi au thon parce que j’aime bien

Un animal : une hirondelle pour annoncer le printemps

Une chanson : « Elle m’a dit » de Cali

Une couleur : Jaune, comme le soleil

Un roman : « L’égoïste romantique » de Frédéric Beigbeder

Une légende : laquelle je ne sais pas mais elle serait urbaine, un peu ésotérique

Un personnage de fiction : Albator

Un film : « Les jolies choses » de Gilles Paquet-Brenner avec entre autres Marion Cotillard et Stomy Bugsy

Un dessin animé : ben Albator

Une arme : un bazooka

Un endroit : une cheminée pour que les frileux se collent tout contre moi

Une devise : « Ce qui ne tue pas rend plus fort » et moi je suis super balèze...

Un oiseau : une hirondelle

Un air : « Pavane pour Orchestre » de Gabriel Fauré

Un élément : l'air (mon petit grand côté insaisissable)

Un végétal : un chardon (pas facile de m’attraper sans se piquer)

Un fruit : un litchi, faut galérer un peu avant d'arriver au coeur

Un bruit : le chant d’un oiseau un jour de grand beau

Un climat : le climat continental, j’aime les contrastes de saisons

Un loisirs : le roller

Une planète : Mars, parce qu’un Mars et ça repart !!

Un vêtement : un sweet

Une pièce d’habitation : la cuisine

Un véhicule : une coccinelle ancienne génération

Un adverbe de temps : jamais

Bon alors après, certains diront que c'est futile ou intellectuellement limité, mais moi j'aime bien alors je me prive pas. Pas bon de se frustrer!!

 

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